(1) – Quelle place pour Emmanuel Macron au Centre ?

Michel SAUVADE :

Jean Aulagnier a souhaité lancer ce débat ici. A l’origine je ne voyais pas la place d’Emmanuel Macron sur ce blog, car pour moi il est le représentant d’une gauche qui cherche à se recycler sur les décombres encore fumants du parti socialiste.

C’est donc parti pour ce premier échange, Jean, à toi… quel positionnement par rapport au PS ?

Jean AULAGNIER :

Oublions le parti socialiste, il cherche à se refaire une santé autour de Benoit Hamon et Mélanchon en affirmant des préoccupations « dogmatiques », hors du temps présent. Il n’y a pas de confusion possible.

Se rassembler, certainement pas avec le parti socialiste, mais avec des socialistes, des centristes, des républicains qui en ont assez de s’opposer par principe et non sur des principes.

« Pragmatique et Rassembleur » deux mots prononcés hier par  l’ancien ministre de droite Renaud Dutreil sur LCI pour qualifier Emmanuel Macron, qualificatifs repris par Jean Louis Bourliange, sur LCP homme du centre, et par l’européen Cohn Bendit (sur que ça me fait un peu drôle de le citer, mais je lui trouve depuis plusieurs années  vertus. Il a oublié ce qui l’avait opposé à François Bayrou, tant mieux). Et qui dit que dans ce rassemblement pragmatique on ne va pas retrouver Borloo et bien d’autres encore qui ne viennent pas avec un parti mais avec des idées et des envies.

Les partis peuvent exister, inutile de les rassembler. On voit ce que ça donne. L’UDI a-t-il peut donner un avis dans le débat autour de la candidature de François Fillon ? Et pourtant, l’UDI est rassemblé avec les Républicains. Les partis ça suffit. Les partis peuvent exister, si c’est pour partager des circonscriptions alors NON, si c’est pour aider à la réflexion alors OUI.

Ce n’est pas le Modem qui a rejoint En marche, mais des centristes porteurs de leurs idées.

Ce sont les électeurs qui doivent se rassembler, non pour donner le pouvoir à un parti, mais pour faire émerger des idées susceptibles d’être partagées par des citoyens qui s’engagent et qui veulent peser sur leur propre avenir et non sur un avenir décidé sans eux.

Des valeurs de droite et de gauche (je ne parle pas de partis de droite ou de gauche) peuvent se retrouver, se partager, pour composer, pour fonder une politique efficace pour la France.

Il me semble que le Mouvement en Marche s’inscrit dans cette démarche, voilà pourquoi j’y adhère. Participer au débat démocratique ordonné autour des grandes lignes d’un programme qu’il découvre lentement mais surement.

C’est su ce programme que j’entends débattre avec tous

Michel SAUVADE

Plusieurs éléments dans ton retour :

  • La nature du mouvement « En Marche ». C’est un autre débat : je pense que, très vite, ce mouvement devra se structurer dans l’hypothèse d’une victoire Macron à la présidentiel.
  • Le rôle des partis : cette question est pour moi au cœur de notre blog et ce qui interroge vraiment les militants que nous sommes, un peu « chahutés » depuis pas mal de temps maintenant.

Je reviens donc sur la question initiale : la place d’E. Macron au centre : en quoi peut-on dire que son programme est « central » ?

A toi Jean… ou quelqu’un d’autre…

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